SHPA - samedi 22 février 2025
Henri Dagorn est venu nous parler des principaux travaux à effectuer au potager et au jardin d’agrément en ce début d’année.
L’accent a été mis sur le sol : l’analyser, le nourrir – éléments minéraux – engrais – semis .
Des conseils pour les entretiens des planches de fraisiers, des groseilliers, cassissiers, framboisiers ; et aussi sur la taille des arbres fruitiers à noyaux, des figuiers, cognassiers, noisetiers.
Et pour terminer comment préparer son jardin d’agrément : raviver le gazon, entretenir les hortensias, rhododendrons, camélias… et les massifs de fleurs.
Vous trouverez ci-dessous l’essentiel de son intervention.
Bien nourrir le sol dès le mois de février
Dès la sortie de l’hiver nous aurons pour premier objectif de nourrir le sol de notre potager. Cette opération permettra aux plantes de trouver les éléments dont elles ont besoin pour s’épanouir et produire en abondance. Si vous avez une bonne expérience des cultures dans votre potager, vous avez au fil des années apporté régulièrement des fertilisants et vous êtes en «vitesse de croisière».
Par contre, pour ceux qui débutent, pour éviter les erreurs et fertiliser à bon escient, il faudra commencer par une analyse du sol… Vous pouvez demander plusieurs types d’analyses : les données sont d’ordre physique, chimique et biologique.
L’analyse physique
Les indicateurs de qualité physique se rapporte à la couche cultivable, dite «arable». Ils indiquent le niveau de porosité ou de drainage du sol, de même que la capacité de rétention en humidité, très importante pour prévenir les stress hydriques. Les paramètres fondamentaux sont : la texture, associée à la granulométrie, (caillouteuse, pierreuse, argileuse, limoneuse, sableuse), détermineront la structure du sol : soit filtrante à très filtrante, soit meuble, soit compacte. L’analyse physique n’est pas obligatoire, c’est à partir du triangle des textures que vous déterminerez votre type de sol. Le pourcentage des trois principaux éléments détermine le type de sol (Argile, Limon, Sable). L’observation du sol est suffisante pour faire un classement.
L’analyse chimique
Les données chimiques sont en relation directe avec la fertilité du sol. C’est une évaluation quantitative des éléments minéraux nutritifs présents et disponibles pour les cultures.
Le pH (potentiel des ions hydrogène libres dans le milieu), détermine le degré d’alcalinité ou d’acidité du sol.
Sol acide : pH < 7. Sol dit pauvre en calcaire et l’activité biologique y est faible.
Sol neutre : pH = 7 . Sol chimiquement équilibré, bonne activité microbienne.
Sol alcalin ou basique : pH > 7 . Sol riche en calcaire (carbonate de calcium Ca CO3).
LE pH du sol exprime la concentration en protons (particules élémentaires positives) dans le sol. Le paramètre joue un rôle majeur sur son fonctionnement et sur la croissance des plantes : en présence d’un pH inadapté, le sol se dégrade, est moins fertile et des toxicités peuvent apparaître au détriment de la croissance des plantes, qui deviennent plus sensibles aux aléas climatiques et aux maladies.
Vous pouvez (par exemple auprès des Magasins Verts) obtenir une analyse de votre terre : prélever à plusieurs endroits de votre zone de culture, à 20 cm de profondeur dans des couches de terre arable, de la terre – une quantité totale de 600 à 700 g suffit.
L’analyse biologique :
Bien qu’intéressante, cette approche doit être complétée pour mieux comprendre son sol, adapter ses pratiques et corriger si besoin, afin de répondre pleinement aux exigences des végétaux. Les données biologiques vous permettront de comprendre l’évolution organique d’un sol. Le premier indicateur est le rapport C/N (carbone/azote) obtenu à partir de la comparaison des teneurs en carbone total sur l’azote total du sol.
– Rapport C/N < à 8 = un stock d’humus faible dans le sol car vie microbienne intense et taux de minéralisation élevé, davantage d’éléments nutritifs à disposition rapide des plantes.
– Rapport C/N de 8 à 12 : rapport optimal permettant une bonne activité microbienne et un équilibre stable entre humification et minéralisation à la faveur des cultures.
– Rapport C/N > à 12 : Stock d’humus élevé dans le sol car taux de minéralisation faible : moins d’éléments nutritifs à disposition des plantes.
Une analyse biologique plus poussée vous donnera des informations sur l’activité des micro-organismes (bactéries, champignons, et certains macro-organismes (collemboles, myriapodes, cloportes, insectes, acariens…).
Retenir que les conditions climatiques ont une action plus ou moins favorable à l’activité biologique d’un sol. La température et l’humidité influencent énormément la vie biologique d’un sol. Retenir par exemple que la minéralisation sous abris (serre, tunnel) peut être cinq fois plus rapide qu’en pleine terre à condition que le sol reste humide et correctement arrosé même en hiver sur sol nu.
Rappel des rôles des éléments minéraux assimilables par les plantes :
L’azote (N) notamment la forme (NO3), est essentiel pour le développement végétatif (croissance).
Le phosphore assimilable (P2O5) participe à la croissance des racines et au cloisonnement des cellules.
L’oxyde potassium (K2O) améliore la résistance au froid, à la chaleur, à la sécheresse et aux maladies. Il favorise le développement des fleurs et de la fructification.
Le magnésium (Mg) joue un rôle majeur dans la fonction chlorophyllienne.
En complément, il faut aussi tenir compte des oligoéléments (fer, bore, manganèse, zinc …) qui jouent un rôle primordial, tant au niveau du sol que de la physiologie végétale.
Prudence pour les apports d’engrais.
Les éléments nutritifs qu’ils soient chimiques (issus de produits de synthèse) ou organiques (composés de matières organiques animales ou végétales), les engrais peuvent être dangereux pour les plantes si on les utilise à mauvaise dose.
Tous les engrais vendus dans le commerce indiquent le pourcentage de minéraux contenus dans le sac : 10 – 20 – 20 signifie : 10 % d’ N (azote), 20 % de P (phosphore) et 20 % de K (potassium).
Le fabricant donne aussi la dose à utiliser. Ex : 30 à 50 kg par hectare, ce qui donnera 3 g ou 5 g par m². Cela semble si dérisoire que l’on a toujours tendance à augmenter la dose, surtout si on répand manuellement.
Il est parfois judicieux de diminuer le dosage au moment de l’implantation de la culture et d’apporter un deuxième apport si l’on juge nécessaire de booster ses plantes. Dans ce cas vous pourrez utiliser des engrais solubles par un apport dans l’eau d’arrosage ou par pulvérisation.
L’usage d’engrais organiques réalisé soi-même comme les purins de consoude, d’ortie, de prêle, ne sont pas sans danger. Il est impératif de systématiquement diluer un purin à 10 % maximum, (5 %, c’est suffisant en faisant des apports fractionnés). Ne pas dépasser les 2 % en pulvérisation foliaire, vous risqueriez d’avoir un effet phytotoxique de brûlures du feuillage. Il est absolument déconseillé de mélanger les purins pour espérer élargir le spectre d’efficacité du traitement. Chaque plante contient en effet des principes actifs dont personne ne connaît bien les réactions secondaires après combinaison entre eux.
Pour la bonne pratique, le secret est d’enfouir dans la couche dite « arable » une quantité suffisante de matières organiques (fumier, paille broyée, BRF (Bois Raméal Fragmenté), déchet verts, à raison d’1 m³ pour 10 m², afin que les mécanismes microbiens fassent leur travail.
Source partielle du doc: Fertilisation les bonnes pratiques ; 4saisons jardin bio, permaculture et alternatives n° 270
Henri Dagorn
Voyons maintenant les cultures à semer sous abri froid
Les plantes à semer sous châssis froid sont diverses et peuvent être démarrées soit en pleine terre soit dans des contenants adaptés au système racinaire des plantes.
Les laitues peuvent être semées dans des plaques alvéolées ce qui permettra un repiquage direct en planche de culture. Ce procédé donne de la visibilité par rapport à la quantité de graines semées. Cette méthode donne plus de liberté dans les plannings en espaçant les semis afin de mieux étager les récoltes.
Les carottes ne sont jamais semées en pépinière ou en godet, leur système racinaire n’accepte pas le repiquage (racine pivotante). Par contre les poireaux se prêtent bien au semis en ligne sous châssis froid. Les choux et autres crucifères peuvent être semés en petits godets ou en plaques alvéolées ayant un bon volume de terreau ( 30x30x40 mm).
Il ne faut pas être trop pressé pour faire les semis. La température de substrat ou du sol est déterminante pour une bonne germination. Par exemple, les carottes demandent une température de 14 °c pour bien germer. En dessous de 14°c elles mettront 8 à 10 jours de plus à lever. Installer un thermomètre sous sol châssis en l’enterrant légèrement permet d’avoir une idée de la température. Toutefois, le réchauffement du sol est plus rapide sous abri qu’en plein vent. Lors des nuits très fraîches d’avril, vous devrez couvrir votre châssis d’une toile de type p30 pour diminuer les déperditions de chaleur.
Liste des plantes à semer sous châssis:
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Basilic grand vert ( assez sensible à l’humidité) |
plaque ou godet |
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Bette ou Blette |
plaque |
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Betterave rouge |
plaque |
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Céleri |
plaque ou godet |
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Chou brocoli |
plaque |
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Chou de Bruxelles |
pleine terre ou godet |
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Chou pommé et chou de Milan |
Plaque |
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Ciboulette |
plaque ou godet |
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Cresson |
plaque |
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Épinard |
Plaque ou godet |
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Fève |
godet |
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Laitue pommée 4 saisons |
plaque ou godet |
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Laitue Reine de mai |
plaque ou godet |
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Mange-tout |
godet |
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Oignon rouge |
plaque |
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Persil grand et simple |
plaque |
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Petit pois |
godet |
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Poireau |
pleine terre (pépinière) |
Avant de faire vos semis en plein terre en planche, vous devez vérifier que la germination des pommes de terre est commencée. Celles-ci ne seront plantées qu’à la mi-avril mais il est important de favoriser la germination en les mettant en clayette dans un endroit bien aéré et lumineux et à l’abri du gel.
Liste de plantes à semer directement en pleine terre en planche.
Ces semis ne sont envisageables que si la terre est suffisamment ressuyée et chaude. L’exposition de votre potager ainsi que le type de sol déterminent la date des travaux.
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Carotte |
en ligne en laissant 30 minimum entre les rangs. |
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Échalote |
en ligne et en quinconce en faisant 4 rangs sur une planche de 1,20 m de large. |
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Fève |
en ligne en laissant 40 cm minimum entre les rangs et 10 à 15 cm sur la ligne. |
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Haricot |
le semis peut se faire en ligne avec 3 rangs sur une planche de 1,20 m, mais si vous souhaitez avoir quelques plants plus hâtifs, il est possible de gagner du temps en semant en godet au chaud. |
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Navet |
en ligne en laissant 30 cm minimum entre les rangs pour faciliter les sarclages. Vous pouvez semer en poquet si vous préférez les petits navets pour vos recettes. Dans le cas d’une récolte à pleine maturité laissez 15 cm d’espace sur le rang en procédant à un démariage. |
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Panai |
en ligne avec une densité ++ sur rang et implanter 3 rangs sur une planche de 1,20m. Le panai est assez capricieux au niveau de la germination qui avoisine les 25 jours. Des trempages répétés des graines avant les semis améliorent l’homogénéité de la levée. |
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Radis |
à la volée, penser à espacer les semis de manière à consommer des radis tendres. |
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Roquette |
en ligne dans un espace réservé aux aromatiques. |
Les semis à envisager à partir de la mi-avril soit à chaud ou sous châssis froid.
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Aubergine |
A semer en caissette qui sera suivi d’un repiquage en petit godet |
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Concombre, Courge musquée de Provence, Butternut, Potiron, Potimarron, Courgette verte et jaune, Courgette ronde de Nice, Pâtisson, Courge de Siam |
Pour l’ensemble des cucurbitacées nommées dans cette liste les semis se feront dans des godets. Au moment des semis, il sera nécessaire de bien identifier les lots afin de ne pas mélanger les espèces au moment des plantations. |
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Melon « petit gris de Rennes » et Diego |
semis en godet, pour avoir une réussite pratiquement à cent pour cent il est recommandé de faire une pré-germination à chaud sur du sable humide. |
Entretenir les fraisiers, groseilliers, cassissiers, framboisiers...
Entretenir ses planches de fraisiers :
A la fin de l’hiver, nettoyer les fraisiers de leurs tiges, stolons et feuilles sèches. Il faut redéfinir les bordures de la planche et parfois transplanter les jeunes plants des extrémités des stolons qui peuvent remplacer les plants morts dans certains espaces. Supprimez les mauvaises herbes et ameublissez le sol entre les pieds et les rangs. Procéder à la fertilisation en mélangeant au préalable, du terreau universel avec du compost bien décomposé et du sang séché dans les proportions suivantes : pour un sac terreau de 70 litres vous mélangez uniformément 15 litres de compost et 300g de sang séché. Épandre en surfaçage entre les rangs puis recouvrir de déchets verts fraîchement broyés en mettant une épaisseur suffisante pour border les pieds de fraisiers qui seraient déchaussés. Suivant la nature du sol, terminer par un arrosage copieux ou modéré à la pomme afin de bien fixer les matières au sol.
Entretenir ses groseilliers et cassissiers :
Il faut savoir que la taille des fruitiers tels que les cassissiers et les groseilliers peut se faire entre la fin du mois de novembre et début mars. La taille consiste uniquement à supprimer les branches faibles, cassées ou en surnombre au centre de la touffe, ou les branches qui tombent au sol. Les branches conservées seront raccourcies en taillant 1/3 environ de la pousse de l’année précédente. Bien désherber les pieds des plants et apporter un peu de compost bien décomposé en surfaçage et recouvrir d’un paillage organique afin de nourrir le plant tout en maintenant un sol propre et de l’humidité au pied.
Entretien des framboisiers :
Le principal entretien des framboisiers consiste à bien pailler le sol pour limiter la prolifération des herbes indésirables. Avant le paillage d’entretien retirer les branches mortes ayant fructifié pendant l’été, ainsi que les rejets faibles au ras du sol afin de contenir le développement en dehors de la haie fruitière. Les rejets qui peuvent envahir le jardin sont à supprimer en les arrachant. Les framboisiers non-remontants ne produisent des fruits qu’en été et seulement sur les pousses de l’année précédente. De ce fait, il faut tailler toutes les tiges ayant donné des fruits au ras du sol, car elles ne produiront plus de framboises.
La taille des arbres fruitiers à noyaux
Je rappelle que pour les arbres fruitiers en matière de taille, il est impératif de dissocier les arbres à noyaux des arbres à pépins. Les arbres à noyaux sont les pêchers, les abricotiers, les cerisiers et les pruniers.
Avant tout, il faut retenir que les pruniers ne tolèrent pas beaucoup la taille. La gomme produite par le fruitier après la taille peut entraîner certaines maladies. Cette substance collante et résineuse suinte des branches, du tronc ou des blessures de l’arbre. Elle peut être blanchâtre, jaunâtre ou parfois très foncée.La moindre plaie par coupe représente une porte d’entrée aux champignons microscopiques mais aussi aux insectes ravageurs. Si vous envisagez de tailler vos pruniers, veillez à utiliser des outils désinfectés à l’aide d’un chiffon propre imbibé d’alcool à 90°.
D’une façon générale, l’hiver est la meilleure période pour tailler les arbres fruitiers mais, il faut éviter de tailler les jours très froids et humides.
Pour la taille de formation (durant les 3 à 4 années après la plantation), c’est pratiquement le même principe que pour les arbres à pépins. Par contre durant toute la vie de l’arbre vous pouvez réaliser des tailles de rajeunissement. Elle a pour but d’éliminer les éléments gênants, comme par exemple :
– Les parties mortes des branches sans bourgeons,
– Les branches sèches,
– Les branches abîmées ou présentant des signes de maladies,
– On élimine également les branches qui se croisent ou qui sont mal orientées et absorbent la lumière et réduisent l’aération au centre de l’arbre,
– On taille enfin les gourmands et les rejets qui ressortent trop de l’arbre du fait de leur vigueur excessive mais ne donnant pas de fruits.
Dire qu’il existe une taille de fructification pour les arbres à noyaux serait excessif. Par contre préconiser une taille au tiers sur des arbres adultes et qui produisent régulièrement est plus raisonnable et favorisera une fructification plus homogène d’une année sur l’autre. Cette taille consiste à diminuer les branches charpentières au tiers. Ne retirez pas plus de 30 % de la plante lors de cette taille nécessaire une année sur trois ou quatre.
Pour les arbres à noyaux, je préconise de mettre un mastic cicatrisant à base de résine pour stimuler les défenses de l’arbre qui va former un bourrelet de recouvrement. Le goudron de Norvège, composé de résine de pin est particulièrement efficace à condition de l’appliquer d’une manière étanche. Pour lutter contre la gommose, effectuer un traitement au cuivre (bouillie bordelaise) qui protège efficacement après la taille. Par la suite, l’argile (Kaolinite) et le lithothamne additionnés de soufre peuvent être utilisés en poudrage ou en mouillage.
Taille du figuier : Il est préférable de tailler le figuier à la fin du mois de février, une fois que les fortes gelées sont passées. Cela permettra une meilleure cicatrisation des branches qui ont été taillées. Suivant la croissance de votre figuier, pour obtenir de nouvelles ramifications et faire naître des nouveaux rameaux porteurs de fruits, il faut donc couper le bourgeon terminal. Après cette taille de nouveaux rameaux mixtes porteurs de feuilles se développent. C’est à l’aisselle desquelles se formeront une figue. Pour éviter de perdre sa récolte à cause de la hauteur des branches, il est possible de couper des grosses branches pour lui donner un port buissonnant et accessible. On recommande de tailler le bois mort, d’aérer le centre de l’arbre en supprimant le bois qui pousse de l’intérieur ou vers le sol. Il est préférable de faire toutes ses tailles au-dessus d’un bourgeon, en faisant toujours une coupe en biseau. Il existe deux sortes de figuiers :
– le figuier unifère ne fructifie qu’une seule fois dans l’année, à la fin de l’été, au début de l’automne. Il convient de les tailler doucement de la fin de l’hiver jusqu’au début du printemps. Cela va leur permettre de mieux fructifier à la saison suivante. Les figues se forment à la fin de l’été sur le bois de l’année à l’aisselle des feuilles. Généralement, seules les premières figues apparues, qui sont en bas du rameau, arrivent à maturité avant que la baisse de température ne soit trop importante et fasse avorter les fruits.
– le figuier « bifère », à l’opposé du figuier unifère, le figuier « bifère » fructifie deux fois dans l’année, une fois en juillet et une seconde fois à partir du mois d’août. Ces figuiers peuvent être taillés juste après la récolte de juillet sachant que la fructification d’automne n’arrive jamais à maturité.
Taille du cognassier : La taille du cognassier doit se faire à la fin de l’hiver, autour du mois de février. Il est également conseillé de procéder à une légère taille en vert pendant la saison estivale, de façon à supprimer les gourmands et les branches qui poussent vers l’intérieur de l’arbuste.
La taille de cet arbuste consiste à l’aérer et enlever le bois mort. On taille le cognassier tous les trois ans pour aider à renouveler les branches. Sans taille, l’arbuste va vieillir et il fera mourir ses branches naturellement et la fructification ralentira. A savoir : les fleurs apparaissent sur le bois de deux ans.
Taille du noisetier : La taille va plutôt servir à maîtriser son développement et à le nettoyer, mais aussi à lui permettre de continuer à produire en quantité. Elle se pratique à partir de la chute de feuilles, durant la période de repos, donc de la fin de l’automne jusqu’à la fin de l’hiver.
Avant de commencer à supprimer des branches, la première étape d’une taille efficace est de bien observer ses arbustes. Commencer par repérer les branches les plus vieilles. Elles sont facilement reconnaissables à leur diamètre plus important, leur couleur gris terne et parce qu’elles sont moins « droites », plus ramifiées. Il faut couper à la base ces branches les plus anciennes à la tronçonneuse éventuellement. Si votre arbre est resté à l’abandon pendant de nombreuses années, le nombre de branches à couper peut-être important. Veillez à étaler l’opération sur deux à trois ans sinon votre noisetier dépensera toute son énergie à faire de nouveaux rejets au dépend de la production fruitière.
En plus des vieux troncs, vous pouvez couper les branches qui partent vers le centre de la touffe. Ces rameaux sont inutiles parce que le noisettes ne se développent qu’à l’extérieur de l’arbre. Les rejets à la base de l’arbre sont à couper régulièrement.
Allons faire un tour au jardin d’agrément
A la fin du mois de février il faut passer un peu de temps dans son jardin d’agrément pour programmer les travaux indispensables afin de pouvoir profiter de son jardin durant l’été !
La première observation concernera le gazon : est-il nécessaire d’envisager le passage du scarificateur pour retirer les mousses qui se sont développées durant l’hiver très humide ?
Si oui, il vous faudra réserver une location du matériel afin de ne pas être pris de court par d’autres qui voudraient faire le même travail. Peut-être est-il judicieux d’avertir un voisin ou un collègue qui aura besoin du même matériel afin de rentabiliser la location si vous n’avez pas une grande surface à traiter.
Pour assurer une belle reprise de votre gazon, vous penserez à acheter des graines de regarnissage afin de rendre la parcelle plus homogène. Pensez à tamiser un peu de compost bien décomposé pour faire un apport en surfaçage après le semis de regarnissage.
Les arbustes qui composent vos haies et massifs ont sans doute besoin d’être taillés et nettoyés.
Les hortensias seront nettoyés de leur bois mort ainsi que des vieilles inflorescences qui n’ont plus d’intérêt de protection des bourgeons floraux qui commencent à se réveiller.
Les rhododendrons seront nettoyés des restes des fleurs de l’année dernière et les branches non porteuses de boutons floraux seront rabattues au sol. L’objectif étant de donner une silhouette équilibrée à l’arbuste.
Les camélias sasanqua qui ont terminé leur floraison sont à tailler de manière à équilibrer la végétation en raccourcissant les branches trop vigoureuses.
Beaucoup d’arbustes ont besoin d’une visite et d’un nettoyage voir d’élagage avant de commencer les premières tontes. Parfois les travaux importants font quelques dégâts sur l’esthétique du gazon ; donc il ne faut pas attendre trop tard pour intervenir.
Même raisonnement pour les massifs qui recevront vos plantations estivales pour un fleurissement harmonieux. Un chantier de broyage engendre des déplacements dans plusieurs coins du jardin et les apports de broyage directement sur les massifs seront facilités si nous avons moins de souci de propreté du gazon. C’est également le moment d’apporter du compost dans les massifs qui recevront les dahlias et autres plantes à floraison estivale.
Et puis si le temps n’est pas beau pour aller travailler au jardin, vous avez sans doute quelques outils à nettoyer ou à emmancher ou encore faire l’affûtage de la lame de la tondeuse et de vérifier la date de la dernière vidange.
Henri Dagorn