Nous avons visité deux jardins privés autour de la Gacilly : le matin à Saint-Nicolas-du-Tertre et l’après-midi à Sixt-sur-Aff.
Le jardin des pâtis de la logette – St Nicolas-du-Tertre
En cette matinée pluvieuse, nous sommes accueillis très chaleureusement par M. et Mme Danion avec un café bien chaud de bon augure pour notre visite.
Monsieur Danion nous explique le nom du jardin : le pâtis est une terre inculte où l’on fait paître le bétail et la logette un petit abri pour les animaux.
Après ce café bienvenu, nous découvrons un jardin magnifique, composé et entretenu à 4 mains, avec des plants taillés en nuage, des troncs visibles en transparence et plus de 800 variétés de plantes (Acers, Ancolies, Cornus, Cercis canadensis ’Eternal Flame’, Ginkgo biloba, Rhododendrons de toutes couleurs), des feuillages variés, des floraisons nombreuses et colorées ainsi que des cascades et des bassins. Le tout est entretenu avec goût et soin pendant de longues heures tous les jours de la semaine ou presque.
Voici quelques vues de ce merveilleux jardin inoubliable :
Les Hostas sont tous disposés en pots dans une coupelle, placés dans un cache-pot et alimentés en eau par un discret tuyau qui évite la corvée des arrosages. Cette manière de faire limite la voracité des limaces et des escargots.
Rosa banksiae fleurit très tôt au printemps, les fleurs doubles sont de couleur jaune beurre, c’est un rosier liane, très florifère, persistant, sans épine (inerme), originaire du centre et de l’ouest de la Chine.
Le jardin de Luluberlue – Sixt-sur-Aff
Mme Turmel nous reçoit avec ses petites-filles qui offrent à chaque visiteur une griffe de muguet à planter dans nos jardins. Elle décrit son espace comme peu conventionnel. Toute forme de vie est ici respectée. Tout est recyclé. C’est un lieu original et foisonnant de 18.000 m2.
Luluberlue est un curieux nom qui associe le nom du chat, Lulu et de la digitale, berlu. Il s’agit de la persistance d’un nom breton de plante dans le gallo, à proximité de la frontière linguistique de ces deux langues. Ce chevauchement s’explique par une aire d’influence du breton sur le gallo liée au retrait progressif de la langue bretonne vers l’ouest, au cours de l’histoire.
Bon nombre de plants sont issus de boutures, très peu ont été achetés, ils sont nombreux à être odorants. Un mini-vallon rocheux, une petite nappe d’eau, trois sources, un potager et un poulailler composent ce lieu atypique.
C’est un jardin très attachant, inventif et plein de cachettes pour les fillettes de la maison.
La visite permet de contempler dans le potager des pieds de rhubarbe magnifiques, un poivrier du Sichuan, un lyciet barbarum (baie de Goji), et bien d’autres plantes.
Voici quelques vues de cet extraordinaire jardin :
Nous pouvons admirer un Éphémère de Virginie ou Tradescantia virginiana, un Abutilon dit « Lanterne chinoise », un Gainier de Chine, un Goyavier du Brésil ou Feijoa ou de son nom latin Acca sellowiana, un rosier de Damas au parfum envoûtant ou des Pervenches qui débordent sur les allées du jardin.
Le Tétrapanax papyfera ou Aralie à papier de Chine peut former en climat doux un petit arbre d’aspect très exotique de 2,5 m de haut, aux grandes feuilles luxuriantes et très découpées, d’un vert-gris velouté. Les grappes de petites fleurs blanches en fin d’été sont mellifères.
Le jardin des abeilles : notre hôtesse nous expose ses idées sur le respect de la nature et montre une zone non tondue pour respecter les insectes butineurs et pollinisateurs. Le jardin s’intègre dans la nature et la main de la jardinière est discrète, ici toutes les plantes ont le droit de s’épanouir.