Ce samedi 13 décembre, Henri Dagorn a fait le bilan de la saison au potager et au verger pour l’année 2025.
Vous trouverez ci-dessous les différents thèmes qui ont été abordés.
Bilan de la saison au potager et au verger - Climat
Cette année les potagers et les vergers ont débordé de légumes et de fruits… Voyons ce qui a été favorable que les années passées.
En Bretagne, la fin de l’hiver et le printemps n’ont pas eu de gelées remarquables en zone côtière. A l’intérieur des terres les gelées tardives ont été très localisé sans perturber les floraisons des arbres fruitiers. De ce fait, la nouaison qui est la phase initiale de la formation des fruits s’est déroulée très favorablement.
Le soleil a été généreux, l’excédent atteint 10 % sur l’ensemble de la saison. Les sols se sont réchauffés plus rapidement malgré quelques giboulées et gelées matinales dans l’intérieur des terres ; en zone côtière les températures n’ont pas provoqué de dégâts notoires. La saison 2025 a été plus hâtive que les années passées concernant la fin du gel au sol. L’an dernier : le dernier épisode s’est produit le 26 avril, le 20 avril en 2025.
Avec un température moyenne de 22,2°C, l’été 2025 se situe au 3ème rang des étés les plus chauds, derrière les étés 2003 et 2022. (Sur l’ensemble de la région Bretagne on constate une augmentation moyenne de la température estivale à = + 1,7°C ).
L’été a été peu pluvieux (-15%) particulièrement sur la moitié sud avec un déficit parfois de 50 %.
Exemple : Précipitations 2025 à Vannes-Séné.( -9 % soit 76,8 mm ) Écart aux normales 1991 -2020
-
Janvier
217,00 mm
99,80
Juillet
102,00 mm
51,20
Février
59,00 mm
77,00
Août
31,00 mm
57,40
Mars
15,00 mm
70,10
Septembre
37,80 mm
56,30
Avril
51,80 mm
55,00
Octobre
77,60 mm
101,70
Mai
38,10 mm
54,00
Novembre
79,30 mm
101,10
Juin
39,60 mm
48,00
Décembre
54,00 mm
116,00
Total des précipitations
822,20 mm
La pluviométrie de juillet sur certaines zones géographiques a favorisé le développement des fruits (les pommes et les poires).
Par contre fréquemment, de puissantes averses de grêle très localisées ont provoqué des dégâts sur les jeunes plants de légumes et les fruits. ( gros orage de grêle le 10 mai sur Elven et également le 13 juin sur Vannes – Ploeren ).
La première grosse gelée automnale date du 18 novembre où toutes les cultures sensibles ont été détruites : poivron, courgette, poire de terre, tomate, physalis etc ;
Quelques records des températures ont été enregistrés durant les journées les plus chaudes de l’été :
Quimper le 11 août 32,8°C, Vannes-Séné le 20 juin et le 12 juillet 34°C, St Nazaire le 11 août 36,2°C, Nantes le 11 août 37°C, Rennes le 30 Juin 37,6°C.
Observation : 2025 aura été une saison très favorable aux abeilles. Selon un voisin qui dépose trois ruches au abords de notre jardin, la récolte serait le double voir le triple de celle de l’année dernière.
Partie 1 - Résultats et observations pour les cultures mises en place durant la saison 2025
Voici maintenant les résultats et observations pour les cultures que j’ai mis en place durant la saison 2025, au potager et au verger.
Passons en revue les principales cultures.
1 – Au potager
Les pois : Résultat satisfaisant après quelques soucis sur l’homogénéité de la levée des semis. Il est possible que la qualité germinative des graines soit en cause.
Les haricots : En comparaison au printemps 2024, les semis ont très bien levé et la croissance des plants fut régulière, par contre, j’ai procédé à des arrosages réguliers tous les dix jours en juin et surtout en début de floraison. La production a été généreuse autant pour les haricots mange-tout et les haricots rames. Les haricots de Sainte Marthe « Neckarkonin » pour une première expérience ont donné un bon rendement sauf que la production s’est arrêtée rapidement dès que j’ai stoppé les arrosages.
Les radis : Production moyenne suite à des levées de graines capricieuses. Durant la succession des semis j’ai augmenté les arrosages…
Les tomates : Cette culture conduite sous tunnel avec une diversité des variétés m’a donné satisfaction avec des fruits de bonne qualité gustative. Durant les années passées, la croissance des plants n’était pas régulière à partir du troisième bouquet. Je pense que le compost que j’apporte en assez forte quantité avait trop d’apport en matière azotée. La disponibilité azotée s’estompait au bout de deux à trois mois de végétation. La tige de l’axe principale devenait maigre et le feuillage plus fragile… J’ai mené une expérience plutôt réussie en fabriquant du purin de consoude. J’ai procédé à des arrosages conséquents tous les cinq jours en faisant un apport du purin un solution nutritive diluée à 10 % une fois sur cinq. Le croissance des plants a été plus régulière et la résistance au mildiou jusqu’au début du mois d’octobre.
Les variétés : Précoce de Quimper, Rose de Berne, Cœur de bœuf, Cornue des Andes, Sumer (Ananas), Pyros, Maestria, Noire de Crimée, Miel du Mexique, Christy-Yellow, Black Cherry.
Les oignons : Ma production d’oignons blancs a été très régulière mais le calibre des bulbes est resté en dessous des années passées. Excellente conservation du fait d’un état sanitaire sain. Le manque de croissance est consécutif au coup de chaleur et à un manque d’eau. La parcelle recevant la culture manquait sans doute de réserve en matière organique nourricière.
Les carottes : Le premier semis n’a pas été régulier du fait d’une germination irrégulière et d’un manque d’eau. Le deuxième semis en début du mois de juillet, toujours sous voile de protection, a été beaucoup plus régulier suite aux arrosages. Les récoltes actuelles sont très bonnes et quelques belles carottes avoisinent les 500 g.
Les poireaux : La plantation au début de juillet ne présageait pas grand-chose du fait d’une croissance lente. Ce n’est qu’à partir de la mi-septembre que leur développement s’est exprimé. Suite à une taille du feuillage et d’un bon buttage leur développement est très correct.
Les betteraves rouges : Pas de remarque particulière sauf que les calibres sont irréguliers mais convenables compte tenu de séquences de sécheresse.
Les courgettes : J’ai planté les premiers plants sous tunnel pour avoir des fruits précoces en arrosant régulièrement ( même fréquence que pour les tomates ). Résultat satisfaisant malgré un développement rapide de l’oïdium. Une déception concernant les variétés qui ne correspondaient pas à celles qui figurait sur les étiquettes. Erreur de casting !
En pleine terre, la production était normale suite à des arrosages réguliers.
Les concombres : Même commentaire que pour les courgettes sauf qu’il est dans mes habitudes de palisser les plants sur une structure croisée en bambou. Les paillages importants n’ont pas suffit, des arrosages assez fréquents ont contribué à maintenir une production jusqu’à la fin du mois d’août.
Les autres cucurbitacées : (potimarrons, butternuts et courges). Contrairement aux productions des années passées, les récoltes n’étaient pas bonnes. Malgré de bons apports de compost au moment de la plantation et d’un paillage suffisant les plants sont restés chétifs et les fruits très petits. Cette production implantée en plein champ dans un sol trop compact et argileux n’a pas démarré parce que je n’ai pas arrosé suffisamment. Le manque d’eau a très fortement perturbé la croissance et la fructification.
Les melons : J’ai planté deux variétés comme à mon habitude, « petit gris de Rennes » et « Diégo » sous tunnel. Je cultive le melon sur palissage croisé en bambou, les apports en compost sont généreux et les arrosages réguliers. La croissance a été rapide et la mise à fruit moyennement satisfaisante : 4 melons par plant… La satisfaction reste la qualité gustative en raison du fort ensoleillement.
Divers : Pour le Yacon (Poire de terre), la végétation abondante durant toute la saison a favorisé le développement de beaux tubercules.
Pour la plantation d’Artichauts installée depuis trois ans, la production a été généreuse. Pas de prédateurs ni de maladies qui parfois rendent les inflorescences immangeables.
2 – Au verger
Pour les petits fruits, les cassissiers, les framboisiers et les groseilliers, ils ont produit normalement avec une qualité des fruits meilleure pour les cassissiers.
Les fraisiers ont été moins productifs et je classe la grosseur des fraises dans la catégorie « moyenne irrégulière » aux années passées. La floraison s’est arrêtée rapidement et la remontée automnale n’a pas donnée beaucoup de fruits. Cette fructification inférieure aux saisons passées s’explique par le manque d’eau au printemps et une période estivale sèche qui n’a pas permis aux plants de rétablir leurs réserves. Actuellement, les feuillages ont une sale mine et j’envisage de procéder à un nettoyage important et d’apporter un paillage de compost bien décomposé afin de stimuler les plants pour la prochaine saison.
Les arbres à noyaux : Pour les arbres à noyaux, la fructification beaucoup plus abondante que durant les années précédentes a son origine dans les facteurs climatiques favorables à une pollinisation homogène. Pour les jeunes plantations, il faudra être vigilant sur la fertilisation surtout si le feuillage s’était éclaircie précocement. Il faudra aussi prévoir un bon arrosage au printemps dans la situation de manque d’eau récurrent.
La maturité des prunes et des pêches s’est échelonnée d’une manière irrégulière sur chaque plant. Le temps de conservation était court du fait d’un taux de sucre bien supérieur à la moyenne. Cette année était propice aux conserves (confiture, oreillons de pêches au sirop ou en congélation).
Bilan : 2025 restera en mémoire par l’abondance des fruits, toutefois, les arbres ont puisé dans leurs réserves et il faudra être un peu plus rigoureux afin de les protéger en adoptant une taille un peu plus « sévère » durant l’hiver.
Les pommiers et les poiriers :
Pour les pommiers et les poiriers, pratiquement toutes les variétés ont largement produit avec une régularité des calibres supérieurs aux années précédentes.
A ce jour, la conservation des pommes de garde n’est pas satisfaisante. La Reinette Clocharde qui se consomme jusqu’au début du mois de mars, présente des signes de déshydratation plus précoce que les années passées. J’ai constaté que beaucoup de pommes sont parasitées par les larves du carpocapse. Des passages réguliers pour trier seront indispensables pour éviter la prolifération des pourritures.
Bilan : A la suite d’une fructification telle que celle de cette année, les arbres ont souffert en puisant dans leurs réserves. Sans doute qu’au printemps 2026, ils auront moins d’énergie pour la floraison et la fructification. Personnellement, je vais profiter de cette situation pour revoir la répartition des branches charpentières afin de diminuer sérieusement le volume du feuillage à la saison prochaine. La répercussion sur le nombre de boutons floraux sera inévitable, mais peu importe, les arbres se porteront mieux avec moins de fruits mais ils seront plus sains !
Partie 2 - Reconnaissance des maladies et les moyens de lutte à envisager au moment de la période de repos et durant la floraison et le développement du feuillage.
Reconnaître les maladies et comment prévenir et traiter
Il existe 3 grandes familles de maladies chez les fruitiers :
Les maladies fongiques : aussi appelées maladies cryptogamiques, ce sont des infections causées par des champignons microscopiques. Elles peuvent être contrôlées par des mesures préventives telles que l’élagage régulier et la taille, le contrôle de l’humidité et l’utilisation de traitements fongicides.
Quelques exemples : Tavelure (taches noires), moniliose, cloque et oïdium.
Les maladies bactériennes : ce sont des infections causées par des bactéries microscopiques qui pénètrent dans l’arbre, généralement par des blessures.
Quelques exemples : chancre (zones mortes) sur les branches, taches sur les feuilles et les fruits, écoulement gommeux, flétrissement des fleurs, pourriture des fruits.
Les maladies physiologiques : Ce sont des troubles non parasitaires (sans pathogène) causés par des conditions environnementales défavorables et des déséquilibres nutritifs.
Quelques exemples : Carences en minéraux, coup de soleil, gel, stress hydriques.
Les maladies fongiques
La tavelure : La tavelure survient généralement par temps humide et doux. Les spores du champignons hivernent dans les feuilles tombées et les débris végétaux au sol.
Au printemps, elles se dispersent dans l’air et infectent les nouvelles pousses. Les pluies printanières favorisent la prolifération de la maladie, surtout lorsque l’humidité est élevée.
Nom : sur pommier ( venturia inaequalis )
sur poirier ( venturia pirina )
Prévention et traitement de la tavelure :
– Ramasser et éliminer les feuilles tombées à l’automne pour réduire le nombre de spores qui passeront l’hiver.
– Éviter de mouiller le feuillage.
– Appliquer un traitement fongique à base de souffre ou de sulfate de cuivre, bouillie bordelaise, notamment au printemps pour protéger les jeunes pousses.
– En préventif : pulvériser de la décoction de prêle au débourrement avant la floraison ; riche en silice, la prêle a des propriétés anti-fongiques et stimulantes.
La moniliose : La moniliose est une maladie fongique également connue sous le nom de « pourriture des fruits » ou « pourriture grise » en raison de l’apparence qu’elle donne aux fruits infectés. La moniliose se développe principalement au printemps et à l’automne. Le champignon hiberne sur les rameaux. Le champignon hiberne dans les fruits momifiés. Au printemps, les spores sont libérées et se propagent par le vent, la pluie ou les insectes. Les spores infectent les fruits en formation et les blessures des arbres, notamment les fentes causées par le gel, les plaies de tailles.
Arbres concernés : Pommier, poirier, cerisier, prunier, abricotier, prunier et pêcher.
Symptômes : Fruits momifiés, pourriture brune sur les fruits, développement de moisissures.
Cause : Champignon ( monilia fructigena ou monilia laxa ).
Prévention de traitement de la moniliose :
– Au moment de la taille, utiliser des outils propres et faire des coupes nettes et appliquer un mastic cicatrisant sur les gros diamètres.
– Désinfecter les outils de taille après chaque arbre fruitier. Imbibez un chiffon doux avec de l’alcool à brûler ou du vinaigre blanc. Passer le chiffon sur les lames pour enlever toute trace de sève.
– pulvériser des fongicides à base de cuivre ou de soufre avant la floraison.
– Au moment de la récolte, les fruits blessés par les oiseaux, les frelons et ceux qui présentent des taches brunes ne doivent pas être stockés dans le même espace qui ceux qui sont sains.
L’oïdium : L’oïdium est une maladie fongique qui affecte de nombreux arbres fruitiers ainsi que diverses plantes potagères et ornementales. L’oïdium est aussi appelé « maladie du blanc » ou pourriture blanche en raison de l’aspect poudreux blanc grisâtre qu’il forme sur les parties affectées de la plante.
Contrairement à d’autres maladies fongiques, l’oïdium ne nécessite pas d’eau libre pour se propager. Une humidité ambiante élevée et des périodes de rosées favorisent sa croissance. L’oïdium, contrairement au mildiou, est un parasite externe (ectoparasite). Le mycélium est donc à la surface des organes et doit émettre des suçoirs pour se fixer et se nourrir.
Arbres touchés : Pommier, poirier, pêcher, cerisier, prunier, vigne.
Symptômes : Feutrage blanc poudreux sur les feuilles, les bourgeons et parfois les fruits.
Nom : Champignon (Erysiphaceae)
Préventions et traitements de l’oïdium :
– Tailler les arbres en ayant le souci de favoriser la circulation de l’air et la pénétration de la lumière à travers le feuillage.
– Arroser uniquement au pied.
– Ramasser et éliminer les feuilles tombées au sol qui peuvent contenir des spores du champignon.
– Éviter les excès d’engrais azotés qui rendent les plantes vulnérables à l’oïdium.
– Les pulvérisations d’un traitement au soufre sont couramment utilisées en préventif comme en curatif. Elles doivent être effectuées par temps sec, car le soufre est moins efficace sous la pluie.
– Des solutions à base de bicarbonate de soude peuvent aider à limiter sa propagation :
Recette : 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude et 1 cuillère à café de savon noir pour un litre d’eau
La cloque du pêcher : La cloque du pêcher est une maladie fongique qui affecte principalement les pêchers au printemps. Elle se manifeste par des boursouflures et des déformations caractéristiques des feuilles qui prennent une coloration rouge à rose avant de se dessécher et de tomber. Les conditions fraîches et humides favorisent son développement particulièrement lorsque les températures oscillent entre 10 et 20° C.
Cette maladie peut gravement impacter la production fruitière car elle affaiblit l’arbre en perturbant la photosynthèse. Sans traitement, la maladie devient récurrente d’une année sur l’autre et peut compromettre significativement la santé et la productivité de l’arbre à long terme.
Arbres touchés : Pêcher et nectarine.
Symptômes : Feuilles déformées, cloquées et colorées de rouge.
Cause : Champignon (taphrina deformans).
Prévention et traitement :
En préventif :
– Appliquer de la bouillie bordelaise à 1 % dès la chute des feuilles en automne.
– Renouveler le traitement à la fin de l’hiver avant le débourrement.
– Pulvériser une décoction de prêle sur l’ensemble de l’arbre au début du printemps.
– Badigeonner le tronc et les branches avec de l’argile kaolinite en hiver.
– Renforcer la résistance de l’arbre en apportant une fertilisation dans le sol à l’aplomb des extrémités des branches avec du purin d’ortie dilué à 10 %.
En curatif :
– Retirer toutes les feuilles atteintes dès l’apparition des premiers symptômes.
– Pulvériser une solution de bicarbonate de soude. ( 1 cuillère à soupe par litre d’eau ) sur le feuillage.
La Rouille : La rouille est une maladie fongique qui affecte certains arbres fruitiers mais aussi les plantes ornementales et potagères. Les premiers signes se manifestent par l’apparition de petites taches jaunes ou orangées à la surface supérieure des feuilles. Avec le temps, ces taches s’étendent et forment des pustules poudreuses orange, brune ou rougeâtre sur la face inférieure. Les pustules contiennent des spores fongiques qui se propagent par le vent. Le cycle de la vie de la rouille dépend souvent de la présence d’un hôte secondaire ( comme le genévrier pour la rouille grillagée du poirier).
Arbres touchés : Pommier, poirier, prunier.
Symptômes : Taches orangées ou brunes sur les feuilles parfois accompagnées de déformations.
Cause: Champignon ( gymnosporangium spp ).
Prévention et traitement :
En préventif :
– Retirer et éloigner les hôtes secondaires du jardin ( par exemple genévrier ou cyprès) pour interrompre, le cycle de la maladie.
– Ramasser et éliminer les feuilles tombées et les débris végétaux autour des arbres car ils peuvent contenir des spores.
– Pulvériser une décoction de prêle au début du printemps ( 100 g/ litre, faire bouillir 30 minutes ).
En curatif :
– Sur les petits arbres, retirer les feuilles présentant des pustules orangées.
– Pulvériser une solution de bicarbonate de soude ( 1cuillère à soupe par litre d’eau ).
– Utiliser une solution de purin de consoude dilué à 2%.
Les maladies bactériennes
Le feu bactérien :
Le feu bactérien est l’infection très grave qui affecte principalement les arbres fruitiers à pépins, notamment les pommiers, poiriers et cognassiers.. Elle se caractérise par un brunissement rapide des fleurs, des feuilles et des jeunes pousses qui semblent avoir été brûlées d’où son nom. Les rameaux infectés se recourbent en forme de crosse et un exsudat bactérien peut s’écouler par temps humide, la progression de la maladie est très rapide et peut entraîner la mort de l’arbre en quelques semaines si aucune action n’est entreprise. Le feu bactérien est particulièrement redoutable car il n’existe aucun traitement curatif efficace ; la prévention et la taille des parties atteintes sont les seuls moyens de lutte. En France, cette maladie est considérée comme un organisme nuisible de quarantaine, ce qui implique une déclaration obligatoire auprès des services de protection des végétaux.
Arbres touchés : Pommier, poirier, cognassier.
Symptômes : Flétrissement des fleurs, feuilles noircissant et prenant l’aspect de brûlures, branches sèches.
Cause : Bactérie : ( Erwinia amylovora ).
Prévention et traitement du feu bactérien :
– Inspectez régulièrement les arbres au printemps, repérez les feuilles noircies dès leur apparition.
– Surveillez la présence d’exsudat bactérien. Contrôler particulièrement après les orages.
– Identifier les rameaux en forme de crosse,
– Brûlez immédiatement tous les déchets de taille,
– Recouvrir les plaies de taille avec du mastic,
– Évitez toute intervention par temps humide.
Le chancre et la gommose :
Le chancre bactérien se caractérise par des lésions sur l’écorce, les branches ou le tronc, qui peuvent se développer en crevasse ou fissures. La bactérie pénètre dans l’arbre par les blessures causées par la taille, les insectes, le gel ou la grêle. Cette maladie affaiblit la plante et peut entraîner la mort de certaines branches, voire de l’arbre entier.
Cause : ( Neonectria distissima ).
Prévention et traitement :
– Éviter les blessures, désinfecter les outils de taille et favoriser une bonne aération de l’arbre.
– Tailler les chancres en coupant à plusieurs centimètres en dessous de la zone infectée,
– procéder à un curetage si la branche n’est pas attaquée au-delà de 40 % de sa circonférence, et protéger la plaie avec du mastic à greffer.
– Brûler les déchets des tailles pour éviter la propagation,
– Appliquer des traitements à base de cuivre ( bouillie bordelaise ) après la taille pour réduire les risques d’infection.
Les troubles physiologiques
La carence en fer ( Chlorose ) :
La carence en fer, également appelée chlorose ferrique, est un trouble fréquent chez les fruitier . Elle se manifeste par un jaunissement des feuilles affectant la photosynthèse et, par conséquent la santé et la productivité de l’arbre. Cette carence se produit lorsque l’arbre ne peut pas absorber suffisamment de fer, un élément essentiel pour la production de la chlorophylle.
Arbres touchés : Citronnier, oranger,clémentinier, cerisier, pommier, poirier et pêcher.
Symptômes : Jaunissement et chute des feuilles, fruits plus petits et faible production.
Causes : pH élevé du sol, excès d’eau et mauvais drainage.
Prévention et traitement :
– Corriger l’acidité du sol avec des amendements acides (sulfate de fer, compost de feuilles de chênes).
– Les sols calcaires ou alcalins (pH supérieur à 7) rendent le fer insoluble, donc non assimilable par les racines. Faire un apport de chélate de fer sous forme de granulés ou de pulvérisation foliaire.
– Éviter les excès d’eau autour des racines et améliorer le drainage.